S2

Session 2 - Controverse

Echographie

Françoise BOUHOUR (Lyon)

L’imagerie du nerf constitue une aide indéniable au diagnostic des neuropathies dysimmunes, notamment dans ses formes atypiques. Cependant les techniques d’IRM et d’échographie ciblant le plexus brachial ont une sensibilité et spécificité différentes permettant pour certains de les combiner pour un meilleur rendement diagnostique. Selon Oudeman et col, l’hypertrophie et l’hypersignal (T2 et STIR) en IRM sont rapportés tant chez les patients PRNC que chez le sujet sain avec une variabilité inter et intra-observateur importante ; les séquences en DTI semblent les  plus spécifiques, différenciant les patients PRNC ou NMBC des sujets sains. A contrario, l’échographie du plexus (étude de la surface de section des racines C5, C6, C7) permet dans tous les cas de différencier une neuropathie dysimmune d’une atteinte motoneuronale et reste selon ces auteurs le meilleur outil d’imagerie à visée diagnostique dans ce contexte.

Echographie

Angela PUMA (Nice)

Les polyneuropathies sont parmi les pathologies les plus couramment rencontrées dans la  pratique neurologique. L’étude des conductions nerveuses reste fondamentale pour le diagnostic et la classification étiologique de l'atteinte du nerf périphérique. Néanmoins, le développement technologique récent des ultrasons à haute résolution a permis au clinicien d'obtenir des images structurelles détaillées des nerfs périphériques. L'échographie des nerfs se concentre principalement sur l'évaluation de la section transversale du nerf et de sa variabilité le long du parcours anatomique. Des valeurs significativement plus élevées de la section

transversale du nerf médian dans son segment le plus proximal et/ou au niveau du plexus brachial permettent de distinguer de manière fiable les patients atteints d’une neuropathie inflammatoire avec une sensibilité atteignant 97% alors que dans les neuropathies génétiques et en particulier dans la CMT1A, l'hypertrophie est plutôt homogène tout le long du nerf. Bien que l'échographie des nerfs semble avoir une valeur prédictive plus élevée que d'autres examens auxiliaires les modifications morphologiques retrouvées ne sont pas toujours concordantes avec celles présentes à l’electroneuromyogramme (ENMG) . Plus récemment, la recherche tente de déterminer des patterns d'élargissement des nerfs, adressant une attention particulière aux modifications des fascicules afin de progresser dans la compréhension de la physiopathologie, dans la stadification de la maladie et de prédire la réponse au traitement .

Dans ce but, la FDA a approuvé pour l'usage humain une sonde équipée d'un transducteur

fonctionnant à une fréquence de 30 à 70 MHz. Des études ont montré que cette sonde permet de mieux identifier les faiscicules , la vascularisation épineurale/endoneurale ainsi que les modifications de l’echogenicité des nerfs . L’échographie peut donc, être utilisée comme un outil non invasif, rapide et reproductible pour l’évaluation des pathologies du SNP. Bien qu'à l'heure actuelle et à court terme, elle ne remplacera probablement pas l’EMNG, elle pourrait faciliter le processus diagnostique et éventuellement le suivi des patients

MR-neurography : what could you expect ?

Christophe VANDENDRIES (Paris)

Cette présentation aborde le point de vue du radiologue pour l'imagerie des nerfs au moyen de l'IRM.

Au travers des différents éléments sémiologique que l'on peut rechercher, on illustre leur importance respective au travers de cas clinique couvrant les étiologies mécaniques, infiltratives, radiques ou encore inflammatoires depuis les plexus jusqu'aux nerfs des extrémités. 

La dernière partie met l'accent sur la complémentarité plus que la concurrence qui existe avec l'échographie. 

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